7 détecteurs, un score recalculable (écart relatif, écart absolu, sens, fiabilité, récurrence) et des dossiers P1/P2/P3. On ne choisit plus au hasard : on choisit et on peut expliquer pourquoi.
Chaque ligne porte source → donnée → calcul → hypothèse → limite → question d'audit. Un supérieur, un juge ou un bailleur peut refaire le calcul. C'est ce qui rend un dossier utilisable.
Pays d'opération, paiements déclarés, contrats du pays et clauses à risque, structure de groupe (GLEIF), prix de référence, comparables — assemblés d'avance, avec les axes manquants affichés.
Pour chaque type de signal : étapes, acteur, délai, pièce décisive, test de clôture chiffré, issues possibles et conduite à tenir — plus un simulateur d'enjeu, un courrier de demande de pièces et un plan d'instruction exportable.
Référence unique (NDRI-AA-…), empreinte SHA-256, bloc de signature, un dossier par page en A4. Un rapport qui ne peut pas être modifié sans que ça se voie.
Cycle de vie du dossier (ouvert → en cours → écarté / établi / prescrit) et retour des états vers le moteur : les dossiers clos nourrissent la lecture des signaux suivants. Quand un agent part, la connaissance reste.
Données publiques (UN Comtrade, Banque mondiale, ResourceContracts, NRGI, GLEIF, Natural Earth) assemblées une fois, avec licences et dates. Ce qui coûte cher ailleurs — les bases de prix, les plateformes, les outils PT — n'est pas nécessaire pour commencer.
Un seul jeu de données, deux langues : le même dossier se lit en français et en anglais. Utile pour un échange entre administrations, une assistance technique ou un bailleur.
| Module | Ce qu'il fait | État |
|---|---|---|
| Mirror Trade Dashboard | Le cœur analytique : flux Afrique ↔ partenaires, écarts, prix unitaires, perte fiscale estimée, filtres croisés | En ligne · 1 396 lignes |
| Fiscal Risk Graph | Vue système : Sankey, réseau, carte animée avec vraies frontières africaines, propriété, contrats | En ligne · 5 vues |
| Audit de A à Z | Parcours automatique en 12 étapes ; parcours multi-dossiers (Top N détaillés) ; PDF signé, référencé et empreinté | En ligne · 11 pages A4 testées |
| Dossier d'audit | 10 sections par dossier + evidence pack + « comment résoudre » (procédure, pièce décisive, test de clôture) | En ligne |
| Cas à vigilance | Dossiers P1/P2/P3 hiérarchisés, prêts à ouvrir | En ligne |
| Corporate Registry | Entreprises, propriété (GLEIF), pays d'opération, contrats — et dossier entreprise de 10 sections | En ligne · 28 entreprises |
| Fiche société & suivi | Indice de convergence (formule affichée), état par branche, cycle de vie du dossier | En ligne |
| Bibliothèque documentaire | 907 contrats + directives d'exploitation (quoi chercher dans chaque document) | En ligne |
| Guide de l'inspecteur | Parcours pratique, de la détection à la demande de pièces | En ligne |
| Genèse, pourquoi & pour qui | Le fond : problème, contraintes des administrations, BEPS/prix de transfert, limites | En ligne |
| Comment ça marche | Documentation vivante : pipeline, détecteurs, fonctionnement par outil | En ligne |
| Étage | Ce qui se passe |
|---|---|
| 1 · Collecte | Des scripts collectent automatiquement les sources publiques (statistiques de commerce, prix de référence, contrats, paiements déclarés, entreprises et propriété, frontières) et les datent. |
| 2 · Moteur | Un moteur de règles explicables — pas une boîte noire — calcule les écarts, contrôle la plausibilité par minerai, produit les signaux et attribue un score décomposé. |
| 3 · Outils | Onze modules métiers : cibler, comprendre, préparer, résoudre, suivre. |
| 4 · Livrable | Dossier imprimable, PDF signé et empreinté, plan d'instruction, courrier de demande de pièces, export CSV. |
Écart miroir confirmé · un seul côté déclare · divergence de prix unitaire · prix hors bornes plausibles (qualité de donnée) · prix persistant sur ≥ 3 ans · prix sous la référence de marché · groupe détecté.
Un écart est un signal, jamais une preuve. Les signaux portent sur un couple pays × partenaire × minerai × année — jamais sur une entreprise nommée. Ce qui n'est pas connecté est affiché comme non connecté. Aucune donnée n'est simulée.
Le moteur est déterministe : mêmes données, mêmes résultats, méthode publiée, formule du score affichée. C'est un choix : un dispositif utilisé par une administration doit pouvoir être expliqué et contesté ligne par ligne.
Cuivre, cobalt, lithium, graphite, terres rares : la transition énergétique fait de l'Afrique un fournisseur stratégique. Mais l'essentiel de la valeur ajoutée reste en aval — et ces minerais comptent parmi les plus opaques : concentrés non cotés, teneur, humidité, contrats longs.
L'impôt minimum mondial rend les taux effectifs faibles fiscalement sensibles. Pour un pays producteur, expliquer l'assiette — donc les prix intra-groupe — devient central. Les obligations de documentation (Local/Master File, CbCR) produisent de l'information : encore faut-il un outil pour l'exploiter.
Avec des marges budgétaires contraintes, chaque point d'assiette a un effet direct. Les administrations doivent faire plus avec moins — ce qui plaide pour des outils gratuits, réplicables et qui font gagner du temps.
Les engagements de transparence progressent (paiements, contrats, propriété effective). Le maillon manquant est le passage de la publication à l'usage : publier ne sert à rien si personne ne transforme la donnée en dossier.
Une vague de réformes et de limitations à l'export de minerais bruts s'installe. Ces décisions exigent des chiffres opposables : quel volume sort, à quel prix déclaré, vers où, avec quel écart.
Les administrations veulent contrôler : elles manquent d'agents spécialisés, de données transactionnelles, de temps et d'outils abordables. Un dispositif qui prépare le travail attaque la contrainte la plus dure — le temps.
Ce n'est pas une question de complot, c'est une question de moyens : les deux extrémités d'une même chaîne de valeur ne travaillent pas avec la même information.
| Ce dont on dispose | Côté acheteur / transformateur | Côté producteur |
|---|---|---|
| Prix de référence du produit réel | Base de prix payante, analyses, prix de contrats | Prix public de référence, parfois en proxy |
| Traçabilité des cargaisons | Plateformes de transport (AIS, connaissements) — payantes | Déclarations douanières, accès limité |
| Documentation de prix de transfert | Groupes + conseils spécialisés | Cellules réduites, sous tension |
| Outils logiciels | Licences annuelles coûteuses | Budget contraint |
| Temps d'agent par dossier | Facturé et planifié | Partagé entre des centaines de dossiers |
Conséquence directe : le pays qui détient la matière première et le droit d'imposer dispose souvent de moins d'information que celui qui l'achète, la transforme et la revend. Or l'information est la matière première du contrôle.
Ce dispositif ne « dénonce » personne : il réduit l'écart de préparation. Un contrôleur du Sud et un contrôleur du Nord qui regardent le même flux avec les mêmes éléments ne sont pas en position de force inégale — ils sont en position de discuter.
Réunir dix sources publiques, les nettoyer, les dater, les licencier et les rendre interrogeables : c'est ce que fait déjà l'outil, gratuitement. Ce qu'il égalise, c'est le temps de préparation.
Une méthode explicable, bilingue, avec empreinte et licences, donne aux deux côtés la même base de discussion : échange de renseignements, CbCR, assistance technique, audit conjoint sur un couple de pays.
Douanes transactionnelles, transport maritime, données bancaires et fiscales ne s'inventent pas : elles s'échangent. L'outil prépare la demande et la rend légitime — il ne contourne rien.
Trois coopérations concrètes — les flux sont bilatéraux, donc l'intérêt est partagé : (1) un jumelage entre deux administrations sur les couples de pays qu'elles ont en commun ; (2) un atelier conjoint où chaque côté apporte ses données et où l'écart se traite en direct ; (3) un pilote pays soutenu par un bailleur, avec un objectif mesurable : dossiers ouverts, qualification obtenue, assiette expliquée.
13 indicateurs (R1-1 → R1-13). Y figurent la transparence des bénéficiaires effectifs (R1-2, poids 10) et le secteur informel (R1-13, poids 5).
12 indicateurs (R2-1 → R2-12), dont le suivi des personnes à patrimoine élevé (HNWI) et des personnes politiquement exposées (PEP).
13 indicateurs (R3-1 → R3-13), dont les transactions transfrontalières (R3-12) et les données douanières (R3-13) — c'est le cluster qui nous concerne directement.
7 indicateurs (R4-1 → R4-7), dont l'échange d'informations fiscales (R4-1) et douanières (R4-2), poids 15 chacun.
| Règle publiée par le référentiel | Ce qu'elle vaut pour nous |
|---|---|
| Agrégation par le minimum : « combining the scores by choosing the lowest score given for any dimension » (règle du maillon faible) | Notre doctrine de seuil prudent cesse d'être un choix isolé : un pair publié agrège lui aussi par le bas, jamais par la moyenne |
| Notation 0 / 1 / 2 / 3 avec critères rédigés pour chaque indicateur, poids total de 100 par cluster, score total divisé par 300 | Un précédent de barème complet, que nous n'avons pas à réinventer pour une grille de maturité cliente |
| R3-13 (données douanières) exige : « information on value, quantity, units, unit price, origin and destination country of goods and services », analysée trimestriellement (note 3) ou annuellement (note 2) | C'est le cahier des charges de la PFM+ — y compris le prix unitaire, cœur de notre filtre de prix. À reprendre tel quel dans une fiche de cadrage → module PFM+ |
Chaque module est en ligne, sans inscription. La formule du score, la méthode des détecteurs et les limites sont affichées dans l'interface.
Chaque source porte son origine, sa licence et sa date. Aucune donnée n'est fabriquée, aucun contournement technique n'est utilisé.
Référence unique et empreinte SHA-256 : un dossier ne peut pas être modifié sans que ça se voie.
Bénéficiaires effectifs, licences et production, douanes transactionnelles, transport maritime, données fiscales : affichés comme non connectés, jamais simulés.
Il publie ses propres limites et son cycle de vie (écarté comme établi) : un outil qui ne sait pas dire « écart légitime » n'est pas crédible.
Le même dossier se lit en français et en anglais — condition pratique d'un dialogue entre administrations.
| Question | Réponse |
|---|---|
| « C'est de l'IA ? » | Non. Un moteur de règles explicables, déterministe, méthode et formule publiées. C'est délibéré : un dispositif qui sert à contrôler doit pouvoir être contesté ligne par ligne. |
| « Vos données sont-elles fiables ? » | Elles sont publiques, datées et licenciées — et leurs limites sont affichées (proxy de prix, granularité annuelle, erreurs d'unité possibles). Un détecteur dédié traite la qualité de donnée. |
| « Et si l'écart est légitime ? » | C'est le cœur du dispositif : la procédure de résolution et le test de clôture mènent à « écarté » dès que la cause est documentée. |
| « Vous accusez des entreprises ? » | Jamais. Les signaux portent sur des couples pays × partenaire × minerai × année. Les fiches société présentent un contexte, marqué « document de travail interne, non publiable ». |
| « Ça marche pour un seul pays ? » | Oui : périmètre paramétrable (pays, minerais, années, seuils) — et l'outil devient plus utile quand deux pays partenaires l'utilisent. |
| « Combien ça coûte ? » | L'outil ouvert est gratuit. L'accompagnement (pilote, atelier, connexion des données internes) se cote au périmètre, après cadrage. |