Pourquoi cette phrase marche devant une experte en droit fiscal international : elle annonce un objet (une file de contrôle), une méthode (données publiques, miroir statistique), un chiffre vérifiable, et une limite assumée. On ne survend pas.
Un minerai déclaré deux fois (exportateur + importateur) décrit rarement la même chose. L'écart n'est pas une preuve : il peut venir du fret (FOB/CIF), du calendrier, d'un hub, d'un code HS, de la teneur. Un écart est un signal, jamais une preuve — c'est la règle de lecture du dispositif.
Un appareil en quatre pièces : détecter (le dashboard miroir), hiérarchiser (l'indice IRTPE), instruire (les dossiers d'audit et la base de capitalisation pays × minerai), identifier (le registre des entités et la question des bénéficiaires effectifs).
1 543 constats sur 14 pays et 10 minerais, dont 738 écarts miroir confirmés (les deux côtés déclarent, et divergent) et 343 côtés manquants. La hiérarchie de gravité est posée : 524 constats à priorité haute. Et 461 constats (29,9 %) reposent sur une série de prix réelle, ce qui les rend plaidables — pas seulement statistiques.
Le dispositif voit les symptômes (les écarts de prix) mais pas encore les mécanismes (les structures intermédiaires qui captent la valeur). C'est mesuré, pas supposé : 21 des 28 entités de la base GLEIF ne publient aucun parent, et 0 constat sur 1 543 n'est rattaché à une décision de justice. C'est précisément ici que votre expertise tranche.
Pas d'écran, ou un seul.
Le cœur : cinq écrans.
Le tour complet + les cas.
Les huit étapes suivent le menu principal du portail. Chaque étape a un lien et une phrase. C'est le chemin « 15 minutes » étendu ; pour 5 minutes, gardez 1, 2, 5 et 8.
Tous ces chiffres sont lus à la source (fichiers servis par le portail), pas de mémoire. Si un chiffre change, la page des découvertes et le fichier data/fiscal_signals.json font foi — jamais cette page.
| Ce qu'on annonce | Valeur | Où le vérifier |
|---|---|---|
| Constats produits par le moteur | 1 543 | Découvertes · data/fiscal_signals.json |
| Flux commerciaux analysés | 1 396 | Dashboard miroir |
| Écarts miroir confirmés (les deux côtés déclarent) | 738 | type mirror_gap_confirmed |
| Côtés manquants (un seul déclare) | 343 | type mirror_missing_side |
| Prix sous le prix de référence | 287 | type price_below_benchmark |
| Constats de priorité haute / moyenne / basse | 524 / 663 / 356 | Découvertes (par sévérité) |
| Constats reposant sur une série de prix réelle | 461 (29,9 %) | Découvertes |
| Pays avec écarts observés · minerais | 14 · 10 | Dashboard miroir |
| Pays couverts par la base de capitalisation | 16 | Capitalisation |
| Cas d'étude · documentés par une source primaire | 13 · 12 | Capitalisation · data/capitalisation.json |
| Entités GLEIF · dont parent déclaré · dont totalement muettes | 28 · 7 · 21 | Registre |
| Constats rattachés à une décision de justice | 0 | Découvertes — la limite |
| Pays EITI membres (sur 16) · portails avec contenu BE réel | 14 · 2 | Registre · data/eiti_bo_16_pays.json |
| Filiales déclarées extraites (annexes SEC) · correspondances de nom | 316 · 0 | Registre · data/pont_filiales_flux.json |
Ces questions sont celles d'une juriste de la fiscalité internationale. Les réponses sont courtes et vraies : mieux vaut une limite reconnue qu'une promesse non tenue.
Dire ses limites est ce qui distingue un instrument d'une brochure. Chacune de ces limites est mesurée dans le portail, pas décorative.
| Limite | Ce qu'on affiche |
|---|---|
| Pas de dimension entreprise dans la source | UN Comtrade porte sur pays × partenaire × minerai × année — jamais sur une société nommée. |
| Un écart n'est pas une fraude | FOB/CIF, calendrier, hub, code HS, teneur : motifs légitimes listés partout. |
| Bénéficiaires effectifs hors de portée | GLEIF : 21 muettes sur 28 ; EITI 2.5 : 2 portails sur 43 avec contenu BE réel. |
| Aucun cas rattaché à une jurisprudence | signals_with_case = 0 sur 1 543 constats. |
| Rapprochement nom ↔ flux impossible | 316 filiales extraites des annexes SEC, 0 correspondance avec GLEIF : il manque un numéro de registre (RCCM). |
| Années récentes partielles | 2024 : 183 ; 2025 : 69 écarts — quota d'API ; collecte programmée. |
| Unités de prix non homogènes | USD/once, USD/mtu, USD/dmtu : conversions à faire avant toute comparaison stricte. |
La présentation ne doit pas se terminer sur une démonstration technique, mais sur une demande précise. Trois chantiers où une juriste de la fiscalité internationale apporte ce que le code ne produit pas :
À partir de quand un écart déclaratif devient-il un ajustement de prix de transfert opposable ? Quels critères (comparabilité, incoterm, teneur) sont décisifs dans les juridictions suivies, et comment le dispositif devrait-il les encoder pour ne pas produire de faux positifs.
Les RCCM sont inaccessibles par des moyens publics dans 6 des 14 pays. Par quelle voie légale et documentaire — rapports ITIE, décisions publiées, demandes d'accès — obtient-on la chaîne de propriété sans accès privilégié ? C'est la brique qui manque, et elle est identifiée.
Comment une administration utilise 1 543 constats sans se noyer : seuils, préséance, ordre des questions à l'opérateur. C'est un choix de droit et de procédure, pas de statistique.