N'DRI Research Lab · Stratégie de publication

Portefeuille d'articles : que publier, sur quelle thématique, avec quelle stratégie d'identification

Le dispositif construit depuis 2026 n'a pas produit un article mais une matière première pour onze. Chaque article est décrit ici avec sa question de recherche, son matériau déjà disponible, sa stratégie d'identification économétrique, la revue visée et ce qui lui manque. Aucun n'est hypothétique : tous s'appuient sur des données et des constats déjà mesurés.
Où en est ce portefeuille, au juste ? Une page de situation rassemble l'état vérifié de chaque article (mots écrits, verrou réel, échéance, revue), les thèmes, les six questions, les sept propositions falsifiables et les outils associés, avec un lien direct vers chaque texte : programme_recherche.html — état des lieux au 5 novembre 2026 →

Vue d'ensemble — 11 articles en 3 vagues

#Titre de travailThématiqueÉtatRevue visée
A1Mesurer ce qui échappe au contrôle : l'IRTPEMéthode · indice compositeRédigéResources Policy · Mineral Economics
A2Fiscal Opacity in Africa's Strategic Minerals TradeBRI · G2G · casRédigé · protégéWorld Development · Extractive Industries & Society
A3La Ceinture et la Route amplifie-t-elle le mispricing ?Économétrie causale (DiD)BloquéJ. Public Economics · J. Development Economics
A4Mesurer la disponibilité d'un prix de référenceOpacité des prix · CUPRédigéMineral Economics · Resources Policy
A5La clé jointe manquante : mesure de l'opacité des BEBénéficiaires effectifsRédigéExtractive Industries & Society · Development Policy Review
A6L'adhésion à l'ITIE réduit-elle le mispricing ?Économétrie · hypothèse nulleSpécifiéGovernance · Resources Policy
A7Pondérer un indice d'opacité fiscaleMéthodologie des indicesSpécifiéSocial Indicators Research
A8Scoring algorithmique et capacité administrativeIA · droit fiscalSpécifiéeJournal of Tax Research · Canadian Tax Journal
A9Délais de reprise et faisabilité du contrôleProcédure · prescriptionMatériau prêtWorld Tax Journal · British Tax Review
A10Atlas de treize cas extractifs africainsDroit comparé · casMatériau prêtExtractive Industries & Society
A11Le corridor chinois : asymétrie de queue sans biais systématiqueAfrique–Chine · distributionsRédigéChina Economic Review · World Development · Resources Policy
Lecture. Cinq articles sont désormais rédigés (A1, A2, A4, A5, A11). Deux disposent d'un matériau complet et n'attendent qu'une rédaction (A9, A10). Trois sont spécifiés et demandent un travail économétrique (A6, A7, A8). Un seul est bloqué, et il l'est pour une raison matérielle — le quota d'API — non méthodologique (A3).
Pourquoi A11 est un article à part entière et non un chapitre d'A2. A2 traite la Ceinture et la Route comme rupture structurelle (2013) et le montage ressources contre infrastructures ; A11 ne traite ni des contrats ni des dates, mais de la forme de la distribution des écarts sur un corridor donné. Les deux se citent, aucun tableau n'est partagé.
Avant toute soumission : lire le dossier de soumission — revues cibles par niveau, sept critiques transversales anticipées (profil institutionnel, qualification juridique, fiabilité des données Comtrade, généralisation abusive), et correctifs à apporter avant envoi. Il indique aussi ce qui ne doit pas être soumis tant qu'un résultat manque.

Vague 1 — le cœur économétrique

A3 · La Ceinture et la Route amplifie-t-elle le mispricing ? Différences-en-différences échelonnées sur 1 396 flux Afrique–monde
« Les écarts déclaratifs sur les minerais africains s'accroissent-ils après la signature d'un protocole d'accord BRI, relativement aux pays non signataires ? »
Matériau : 1 396 flux miroirs (14 pays, 34 partenaires, 10 minerais, 2018-2025) · base AidData TUFF (plus de 13 000 projets, méthodologie de datation des protocoles) · déflateur USD constants 2015.
Identification. Estimateur Callaway & Sant'Anna (2021) — ATT(g,t) = E[y_it(g) − y_it(0) | G_i = g] — cohortes définies par l'année de signature du protocole. Le TWFE naïf serait biaisé sous traitement échelonné (Goodman-Bacon, 2021) ; la réversibilité du traitement (adhésions suspendues, cas Niger) est traitée par l'alternative de Chaisemartin & D'Haultfœuille (2020). Test de tendances parallèles obligatoire : pseudo-ATT pré-traitement statistiquement nuls.
Robustesse : clustering bidimensionnel (pays × année) + wild cluster bootstrap (peu de grappes) · régression quantile et winsorisation (queue épaisse, p90 relatif à 1 463 %) · déflateur MUV en variante · ajustement FOB/CIF par corridor.
Ce qui manque : la collecte 2024-2025, arrêtée au quota d'API (250 requêtes/jour). La passe est programmée. Estimation sur 2018-2023 en attendant (panel complet).
Pourquoi c'est publiable : c'est le seul travail qui applique un estimateur de DiD échelonné à des écarts miroirs miniers africains. La littérature voisine (Wier, 2020) établit l'existence du mispricing par données de transaction ; ce papier teste son amplification par un choc institutionnel identifié.
A2 · Fiscal Opacity in Africa's Strategic Minerals Trade — la BRI comme rupture structurelle, non comme note de bas de page
« Pourquoi 2013 est-il une rupture de structure, et que nous apprennent six cas documentés ? »
Matériau : article rédigé et mis à niveau (article_opacite_fiscale_bri.html, 48 247 o, en anglais) — espace recherche, accès protégé — Triangle de l'opacité, BRI Amplifier, méthodologie, six cas (RDC, Zambie, Tanzanie, Mozambique, Guinée SMB-Winning, Niger après 2023), capacité administrative, gouvernance de l'IA, et la nouvelle §5.6 The Ownership Bridge.
Corrections apportées le 14/09/2026 : (i) référence inventée retirée — « Continelli & Yépez-García (2022), IMF Working Paper » n'existe pas (vérifié CrossRef et OpenAlex), remplacée par Sibiri (2026) ; (ii) codes JEL ajoutés (H26 · H25 · F14 · O55 · Q32 · C81 · K34) ; (iii) Heij (1998, 2001) et Wier (2020) ajoutés ; (iv) sixième courant au tableau §1.1 (OCDE/IGF 2023, ONU 2019, sixième méthode, scoring CbCR) ; (v) nouvelle §5.6 sur le pont de propriété.
Relation avec A1 : A2 est le papier empirique et politique, A1 le papier méthodologique. Ils doivent se citer explicitement et ne pas dupliquer les mêmes tableaux.
A1 · Mesurer ce qui échappe au contrôle — l'IRTPE, sa construction et sa faisabilité en ligne
« Comment mesurer l'opacité des prix miniers à partir de sources publiques, et que cette mesure ne peut-elle pas atteindre ? »
Matériau : article rédigé et publié — article_recherche_irtpe.html, 89 756 o, 61 références, codes JEL H26 · H25 · F14 · O55 · Q32 · C81 · K34, stratégie d'identification complète (§6.3.1), statistiques descriptives (§5.1.1), positionnement d'antériorité (§2.8).
Tailles cibles : A1 est prêt pour une soumission ; A2 demande 2 à 3 jours de mise à jour ; A3 attend les données.

Vague 2 — matériau complet : A4 et A5 rédigés, A9 et A10 à rédiger

A4 · La disponibilité d'un prix est la contrainte liante : opacité, CUP et faisabilité du contrôle
« Sur quelle proportion des constats un instrument de prix est-il réellement mobilisable — et que faire des autres ? »
Matériau : les 461 constats sur 1 543 (29,9 %) adossés à une série de prix réelle · 11 séries chargées (Pink Sheet, USGS MCS) · recalibrage de l'opacité en 3 niveaux sur 11 minerais, 8 laissés en place · le constat que la sixième méthode serait inapplicable sur 70 % des cas.
Apport économétrique possible : régression de la probabilité qu'un constat soit « adossé à un prix » sur les caractéristiques du couple (minerai, partenaire, année). C'est un modèle de sélection qui prédit où le contrôle est faisable — et qui fournit le « premier étage » d'un modèle en deux étapes pour A3 (Heckman).
Article rédigé et publié : article_A4_disponibilite_prix.html — 30 034 o, 8 sections, 11 références vérifiées, codes JEL H25 · H26 · F14 · Q32 · O55 · C81. Le texte expose le résultat central (461 sur 1 543), la classification des minerais en trois degrés de disponibilité, les trois zones (rouge / intermédiaire / verte) et l'effet de sélection documentaire qui biaise la littérature.
A5 · La clé jointe manquante : mesurer l'opacité des bénéficiaires effectifs au lieu de l'affirmer
« Combien de structures de propriété sont-elles réellement atteignables par les sources publiques ? »
Matériau — une triple mesure négative, déjà produite : GLEIF 28 entités → 7 déclarent un parent, 21 (75 %) aucun, 0 exception de reporting · ITIE 2.5, 43 portails testés dans 16 pays → 2 seulement exposent un contenu BE atteignable · pont SEC/EDGAR, 316 filiales, 6 groupes, 0 correspondance de nom.
Apport : c'est un article de mesure négative — rare, et très citable. Il quantifie un constat que l'ITIE reconnaît mais ne chiffre pas (d'où son guide 2023 sur les identifiants fiables).
Ce qui reste ouvert : extension à OpenCorporates (clé payante) et aux dépôts 20-F/40-F.
Article rédigé et publié : article_A5_cle_jointe.html — 39 474 o, 8 sections, 20 références vérifiées, codes JEL F23 · G34 · K34 · M48 · O55 · C81. Le texte définit la clé jointe, établit l'indépendance des trois mesures, et démontre que le zéro de M3 est un résultat falsifiable plutôt qu'une impuissance.

Vague 3 — l'axe Chine : A11 rédigé

A11 · Le corridor chinois : asymétrie de queue sans biais systématique
« 329 constats chinois : le premier partenaire du corpus se distingue-t-il des autres — et comment ? »
Matériau : mesure sur le fichier servi · 329 constats sur 1 543 (21,3 %), plus que les trois partenaires suivants réunis (325) · priorité haute 42,9 % contre 34,0 % · |écart| médian 4,75 M contre 5,32 M USD · 90e centile 607 M contre 323 M (×1,88) · cuivre + lithium + manganèse = 61,4 % · Niger 51,7 % et Nigeria 50,0 % sous domination chinoise.
Apport : le corridor chinois n'est pas plus distordu en moyenne — il l'est dans sa queue. Cette configuration réfute l'hypothèse d'une pratique diffuse de petits écarts et oriente l'action publique vers l'instruction ciblée plutôt que le contrôle de masse.
Article rédigé et publié : article_A11_corridor_chinois.html — 39 974 o, 8 sections, 16 références vérifiées, codes JEL F14 · F23 · O55 · Q32 · C81 · H26. Le texte désamorce lui-même la critique de composition : la gravité, étant typologique et non quantitative, l'écart de 42,9 % vient d'un effet de composition (§4.2), tandis que le taux de prix sous référentiel est identique (18,8 % contre 18,6 %).
A9 · Délais de reprise et faisabilité : ce que la jurisprudence locale dit de la prescription réelle
« Le délai de reprise écrit est-il celui qui s'applique en pratique — et quel constat y survit ? »
Matériau : base de capitalisation 16 pays × 10 minerais · prescription 10 vérifiées + 6 indicatives (ex. Afrique du Sud 3 ans, Tax Administration Act s. 99 ; Ghana 12 ans, Act 915) · 13 cas d'étude dont 12 documentés par une source primaire · procédures et autorités compétentes par pays.
Apport : croiser le délai de reprise avec l'âge des constats pour produire une mesure de « constats périmés » — combien de signalements sont juridiquement inactionnables au moment même où ils sont produits. Statistique simple, frappante, et non publiée à notre connaissance.
Ce qui manque : les 4 délais non sourcés (Zimbabwe, Mali, Niger, Burkina) exigent les PDF des CGI/LPF. Ne rien deviner.
A10 · Atlas de treize cas extractifs africains : anatomie comparée des mécanismes d'opacité
« Quels mécanismes concrets produisent l'opacité — et comment se distinguent-ils ? »
Matériau : 13 cas, 12 documentés par une source primaire — ZAMBIE (KCM/Vedanta, avec l'annexe d'actionnariat ITIE), MOZAMBIQUE (Syrah/Balama, prix réalisé déclaré par l'exploitant, aucune cotation publique), GUINÉE (bauxite : prix unitaires déclarés de 19 à 38 USD/t la même année, un facteur 2), RDC, Tanzanie (Acacia/Barrick), Niger, Afrique du Sud (doctrine SARS, documentée « pour dire qu'il n'y a pas de guide »).
Apport : comparaison structurée des mécanismes, avec la doctrine « rien n'est affirmé sans source » et les absences documentées comme telles. Pendant qualitatif des articles quantitatifs.

Vague 3 — spécifiés, à instrumenter

A6 · L'adhésion à l'ITIE réduit-elle le mispricing ? Une hypothèse nulle testée
« L'adhésion à l'ITIE réduit-elle les écarts déclaratifs — et si non, pourquoi ? »
Identification : interaction triple — y_it = α + β₁EITI_it + β₂(EITI_it×Rouge_i) + β₃(EITI_it×Post_t) + β₄(EITI_it×Rouge_i×Post_t) + X′γ + μ_i + λ_t + ε_it. Hypothèse nulle : β₄ non significativement différent de zéro pour les minerais hors bourse. C'est un test d'absence d'effet : la puissance statistique doit être discutée explicitement, un échec à rejeter ne valant pas preuve d'absence.
Ancrage : Corrigan (2014), Lujala (2018), Ross (2001). Ce qui manque : la collecte 2024-2025 et les dates d'adhésion/suspension par pays.
A7 · Pondérer un indice d'opacité fiscale : ce que le choix des poids fait au classement
« Le classement des pays dépend-il de la pondération — et comment rendre ce choix défendable ? »
Identification : analyse de sensibilité systématique — moyenne simple (retenue) contre pondérations alternatives (surpondération de l'opacité du prix), bootstrap sur les poids, dominance stochastique des rangs, comparaison aux indices existants (RGI, FSI, TADAT). C'est exactement le papier que la §4.3 de A1 annonce comme « objet d'audit par des pairs ».
Ce qui manque : réimplémenter l'indice en Python (4 dimensions + modificateurs) pour faire tourner la sensibilité. Deux à trois jours.
A8 · Scoring algorithmique et capacité administrative : le RAG fiscal sans citation vérifiable
« Quel protocole de traçabilité exiger d'un système d'assistance fiscale automatisé avant tout usage institutionnel ? »
Ancrage : Narayanan & Siva (2026, Canadian Tax Journal) sur le scoring algorithmique et l'équité procédurale · Aslett et al. (2024, FMI) · Indice mondial sur l'IA responsable · panel scientifique indépendant de l'ONU (2026) · WDR 2026.
Apport : un cas documenté — un outil réellement déployé, dont la limite est mesurée (« RAG » : 1 occurrence, 0 citation vérifiable) puis transformée en exigence de méthode : « une génération n'est pas une citation ». Peu de travaux partent d'un système réel plutôt que d'un principe.

Feuille de route économétrique — les quatre hypothèses et leur article

HypothèseEstimateurArticleStatut
H1 — écart systématique en Zone RougePanel à effets fixes ; comparaison de moyennes appariéeA1 · A4Instrumenté, non testé
H2 — amplification post-BRIDiD échelonné (Callaway & Sant'Anna, 2021)A3Bloqué (collecte)
H3 — HHI acheteur ↔ écartPanel à effets fixes, HHI variable dans le tempsA1 · A3Instrumenté, non testé
H4 — l'ITIE ne réduit pas les écarts hors bourseInteraction triple (hypothèse nulle)A6Spécifié
Ordre d'exécution suggéré : H1 et H3 d'abord — le panel est complet sur 2018-2023, aucune donnée ne manque, et ils alimentent deux articles. Puis H4 (dates ITIE à collecter). Puis H2 dès que la collecte 2024-2025 est passée : c'est l'article au potentiel le plus élevé.
Règle de méthode à ne pas contourner : aucune estimation ne doit porter sur 2024-2025 tant que ces années sont partielles — le sous-échantillonnage introduit un biais de sélection temporel. Le panel d'estimation s'arrête à 2023.

Outils de recherche ouverts (utilisés ici, et à réutiliser)

La vérification d'antériorité de ce portefeuille a été menée par API ouvertes uniquement : les moteurs classiques bloquent les robots (DuckDuckGo captcha, Mojeek captcha, OCDE 403), et Bing confond « transfer pricing » avec le transfert de fichiers.

  • CrossRef — api.crossref.org/works?query.bibliographic=… : recherche bibliographique filtrable par titre, auteur, revue.
  • OpenAlex — api.openalex.org/works et /authors : la base ouverte la plus complète, avec identité des auteurs et citations. C'est elle qui a permis de retrouver les 14 travaux de Gitte Heij et de repérer Wier (2020).
  • Semantic Scholar — api.semanticscholar.org/graph/v1/paper/search (débit limité).
  • DOAJ et dépôts institutionnels (NII, WUR, HAL, SSRN) pour les versions ouvertes.

Précision d'usage : OpenAlex mélange parfois deux homonymes — le profil « Gitte Heij » contient des travaux de botanique néerlandaise sans rapport. Ne citer que les travaux vérifiés un par un.