Outil · A-06 · sources & veille
Ce que l'index contient — et ce qu'il ne dit pas
Un périmètre se juge à ses absences. Cette page documente les sources réellement chargées, ce qu'OpenSanctions ajoute (et n'ajoute pas), puis les quatre pistes pour relier les personnes sanctionnées africaines à des adresses crypto. Aucun chiffre n'est extrapolé : chaque compteur vient d'un fichier daté et empreinté.
Le périmètre, sans arrondi
Index OFAC + ONU du — · un seul relevé conservé, donc aucune série temporelle.
0 des — adresses publiées est rattachée à une désignation africaine. Ce zéro n'est pas une preuve d'absence d'usage : il dit que les listes officielles ne publient pas ce lien. C'est un constat sur la source, pas sur la réalité.
Veille quotidienne — le pipeline tourne, l'alerte reste optionnelle
Un passage par jour à 04:15 UTC sur les exports publics. Un changement de version ou de volume crée un événement ; aucun nom n'est écrit dans le journal.
| Liste | Pays | Version | Cibles | Noms | État |
|---|---|---|---|---|---|
| chargement… | |||||
Journal des changements
Ce que le pipeline fait — et ne fait pas
- Fait : télécharge les cinq exports, vérifie le
checksum, reconstruit l'index local, compare les versions et publie l'état. - Fait : ajoute les noms, alias et translittérations arabes à la console A-05, sans toucher à l'index OFAC/ONU.
- Ne fait pas : aucune requête vers
api.opensanctions.org(401 sans clé), aucun serveur yente/Elasticsearch, aucune donnée personnelle. - Ne fait pas : inventer une adresse crypto. Ces cinq listes n'en publient aucune ; le compteur reste à zéro.
Chargement de l'état…
Quatre périmètres, quatre réponses différentes
Ce qui est chargé dans la console (A-05), ce qui est seulement comparé (A-04), et ce qui reste à brancher.
| Source | Nature | Entrées | Afrique | Adresses | Statut dans l'outil |
|---|---|---|---|---|---|
| OFAC SDNSDN + alias + adresses | Liste officielle américaine | — | — | — | chargée criblage et BI |
| ONU — ConsolidatedConseil de sécurité | Liste officielle multilatérale | — | — | — | chargée criblage et BI |
| UE — FSFFichier des sanctions financières | Liste officielle européenne | 0 | 0 | 0 | non chargée téléchargement vide / non publié |
| OpenSanctionscollection « sanctions » | Agrégateur open source | — | — | — | chargée 5 listes africaines dans A-05 |
OpenSanctions n'est pas une source officielle : c'est un agrégateur qui republie 95 listes. Le compter comme une source reviendrait à compter deux fois l'OFAC. La colonne « adresses » indique les portefeuilles distincts, pas les entrées. La colonne « Afrique » d'OpenSanctions reprend les cibles marquées, pas les portefeuilles liés.
Piste 1 — élargir les sources
OpenSanctions / yente : ce que ça comble, ce que ça déplace.
- Ce que ça ajoute : cinq listes nationales africaines — Égypte, Afrique du Sud, Tunisie, Nigeria, Kenya — désormais chargées dans A-05 (noms, alias, translittérations arabes), sans modifier l'index OFAC/ONU.
- Ce que ça ne comble pas : le lien crypto africain passe de 0 à 1 portefeuille sur 2 888, soit 0,03 %. Le vide est structurel, pas un défaut de collecte.
- yente reste la bonne brique pour interroger plusieurs listes sans redévelopper le rapprochement. L'API publique renvoie 401 sans clé ; le pipeline utilise les exports publics, avec la même matière, et laisse le connecteur
YENTE_URLprêt.
Ne pas refaire l'agrégation : les cinq exports sont téléchargés, vérifiés et fusionnés chaque jour dans l'index local. Le serveur yente/Elasticsearch n'est pas installé — il exige 10–30 Go d'index et un jeton de livraison — mais le pipeline public couvre le besoin actuel.
Les listes nationales africaines
Cinq jeux publiés, — entités au total.
| Liste | Pays | Entités | Cibles |
|---|---|---|---|
| chargement… | |||
Aucune de ces cinq listes ne publie d'adresse crypto. Leur intérêt est ailleurs : elles donnent des noms et des pays que l'OFAC et l'ONU ne couvrent pas, donc de la matière pour un futur référentiel — pas une preuve de flux.
Pistes 2, 3 et 4 — du constat au référentiel
Trois façons de reconstruire le lien que les listes ne publient pas.
Piste 2 — croiser la blockchain
Partir d'une personne sanctionnée, chercher ses adresses sur la chaîne, puis suivre les flux. Le traceur A-01 montre déjà les mouvements d'une adresse ; il ne fait pas d'attribution d'identité. Cette étape demande des données d'analyse de chaîne — pas une déduction depuis un nom.
- Fait : lecture des 505 adresses publiées et de leurs actifs.
- À faire : graphe adresse → contrepartie → entité, avec source et date par arête.
- Limite : une adresse partagée ne désigne pas une personne.
Piste 3 — le circuit humain
L'information qui manque aux listes circule ailleurs : KYC des plateformes, cellules de renseignement financier, mécanismes régionaux (GIABA en Afrique de l'Ouest), déclarations de soupçon. Documenter ce circuit est une recommandation de politique publique, pas un code.
- Fait : la limite est nommée et reliée à la source.
- À faire : cartographier les points de contact par pays.
- Limite : aucune donnée personnelle n'est collectée ici.
Le vrai produit n'est pas une liste de plus : c'est un référentiel daté qui relie personne ↔ société ↔ adresse ↔ source, avec un codebook pays/régime (54 + 1), un moteur de translittération, et une empreinte SHA-256 par relevé. Les briques existent déjà : criblage A-05, BI A-04, traceur A-01. Ce qui manque est le lien entre elles — et la version temporelle.
Horizons — ce qui est fait, ce qui reste une perspective
Aucune fonction annoncée n'est présentée comme disponible si elle ne l'est pas.
Un seul relevé est conservé (bi_history.json = 1 instantané). La veille quotidienne, les alertes et la détection d'entrées/sorties entre deux dates ne sont pas implémentées.
Le traceur A-01 reste un scénario embarqué. Le graphe multi-sauts A-08 interroge désormais Bitcoin en direct (Blockstream, sans clé) sur 1 à 3 sauts, avec un score additif explicable. Ethereum/BNB/TRON restent bloqués sans clé Etherscan.
Translittération arabe/cyrillique/grec, variantes onomastiques et score de similarité sont déterministes et explicables. La synthèse A-08 est déterministe par défaut ; un connecteur LLM optionnel existe, mais aucune clé n'est fournie et aucun texte ne part sans configuration explicite.
Le constat « zéro adresse africaine » est publié et recalculable. La recommandation auprès des régulateurs (GIABA, banques centrales, CERT) reste à formaliser dans une note dédiée.
Aucune API publique, aucun compte, aucune donnée conservée : le site est statique. Un service de criblage « Afrique-first » est une perspective, pas une offre active.
Pays africains les plus cités
Entrées citant le pays — une entrée peut en citer plusieurs.
Actifs des adresses publiées
Répartition des 505 portefeuilles OFAC/ONU.
Aller à la preuve
Chaque affirmation de cette page a une page ou un fichier derrière elle.
- A-04 · tableau de bord — agrégats, miroir OFAC/ONU, couverture OpenSanctions.
- A-05 · console de criblage — nom, alias, adresse, variantes, export CSV/JSON.
- A-01 · traceur de flux — lecture d'une adresse, sans attribution d'identité.
- A-08 · graphe multi-sauts — Bitcoin en direct, 1–3 sauts, score additif et synthèse.
- A-07 · assurance & limites — ce qui est démo, ce qui est live, ce que le mobile money change.
data/sanctions_meta.json— sources, empreintes, compteurs.data/opensanctions_coverage.json— 95 sources, 2 888 portefeuilles, 1 lié à l'Afrique.data/veille_status.json— dernier passage, sources, alertes.data/opensanctions_africa_names.json— 8 291 noms issus des 5 listes.
Une correspondance de nom ou d'adresse ouvre une vérification humaine ; elle ne prouve ni la culpabilité ni le lien de propriété. Les listes bougent : rejouer la collecte et conserver la date et l'empreinte avant tout usage officiel.